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Entreprise à impact : définition, principes et comment en devenir une ?

De plus en plus d'entreprises veulent avoir un impact positif sur la société, mais pour beaucoup de dirigeants, la notion reste floue. Selon le baromètre 2024 de l'engagement des entreprises, les enjeux sociaux et environnementaux sont devenus incontournables pour une grande majorité de dirigeants français.

Chez Done, on accompagne des entreprises qui transforment leurs invendus en levier concret pour l'ensemble de leurs parties prenantes. Cet article vous donne une définition claire des piliers des entreprises à impact, les étapes pour en devenir une et une première action à activer dès maintenant.

Qu'est-ce qu'une entreprise à impact ?

Définition et spécificités d'une entreprise à impact

Une entreprise à impact place une finalité sociale ou environnementale au cœur de son modèle économique, pas en marge de son activité. Le terme n'est pas encore encadré par un statut juridique unique en France, mais on peut se référer à l'article 2 de la loi du 31 juillet 2014 relative à l'économie sociale et solidaire, ou à l'agrément ESUS, pour identifier les structures d'utilité sociale.

Plusieurs acteurs incarnent ce modèle : la Camif, autour du "produire mieux plutôt que plus", Patagonia, qui reverse une partie de ses bénéfices à des causes environnementales, La Fourche, construite autour de l'accès à des produits bio à prix juste, ou la MAIF, mutualiste engagée de longue date sur ces thématiques. Ce qu'on observe chez Done, c'est que beaucoup se définissent comme "à impact" sans en avoir réellement les attributs.

Qu'est-ce qui distingue une vraie entreprise à impact d'une organisation classique qui fait de la RSE ? Sa finalité bénéfique est au cœur de son modèle, quel que soit le secteur. Elle se mesure avec des indicateurs suivis dans le temps. Elle s'accompagne d'une transparence sur les résultats, même partiels. Et elle suppose un vrai alignement entre son modèle économique et sa raison d'être.

Ce qu'on voit le plus souvent, c'est que les entreprises qui passent à l'action commencent par une décision concrète, pas par une stratégie RSE de 50 pages. Savoir mesurer ses bonnes pratiques dès le départ change tout. Notre article sur l'impact environnemental d'une entreprise détaille les indicateurs les plus utilisés.

Entreprise à impact, RSE, ESG, entreprise à mission : quelle différence ?

Ces 4 notions se croisent, mais ne se recouvrent pas. La RSE est une démarche volontaire de responsabilité envers la société, pas un statut juridique. L'ESG renvoie à des critères de notation extra-financière utilisés par les investisseurs. L'entreprise à mission est un statut juridique créé par la loi PACTE 2019, avec une raison d'être inscrite dans les statuts de la société.

L'entreprise à impact, elle, est une notion plus large : elle peut ou non avoir ce statut, mais son rôle sociétal est central et mesurable. Beaucoup d'entreprises confondent politique RSE et entreprise à impact. Notre article sur les principes de la RSE permet d'aller plus loin.

Les 4 principes clés d'une entreprise à impact

Au-delà de la définition, une entreprise à impact se reconnaît à 4 piliers fondamentaux :

  • Une finalité sociale et/ou environnementale intégrée dans les décisions stratégiques : insertion, accès à l'éducation, économie circulaire et réduction des déchets. Par exemple, une organisation textile qui structure sa chaîne d'approvisionnement autour du recyclage écologique.
  • Un projet économiquement viable : la viabilité économique n'est pas contradictoire avec la raison d'être, elle en est la condition. Ces entreprises adoptent un modèle de finance durable et responsable. Chez Done, on croit que la valorisation des invendus par le don rentre dans cette logique de financement par l'impact.
  • Un profit au service de la mission : une partie des bénéfices est réinvestie dans la raison d'être, comme une société réinvestissant ses économies fiscales issues du don dans un programme social. Notre article sur les avantages du don pour les entreprises revient sur ce mécanisme.
  • Une gouvernance participative : les parties prenantes, salariés, clients, fournisseurs, sont impliquées ensemble, au sein de comités dédiés ou via l'actionnariat salarié. Soyons honnêtes : c'est souvent le pilier le plus difficile à mettre en place, surtout dans les PME et ETI, mais le reconnaître rend la démarche plus crédible.

Comment devenir une entreprise à impact ?

Devenir une entreprise à impact n'est pas un statut qu'on décrète du jour au lendemain, mais une démarche progressive.

Définir sa raison d'être et ses objectifs d'impact

La raison d'être répond à une question simple : pourquoi votre entreprise existe-t-elle, au-delà du profit ? Elle doit être sincère, spécifique, alignée avec l'activité réelle, pas un slogan marketing. Les entrepreneurs qui veulent aller plus loin peuvent l'inscrire dans leurs statuts, dans le cadre de l'entreprise à mission. Chez Done, la nôtre tient en une phrase : rendre le don accessible à toutes les entreprises pour créer une économie circulaire. Retrouvez notre vision et nos valeurs.

Mettre en place des actions concrètes à impact mesurable

Avant la certification, avant la stratégie RSE formalisée, il y a les gestes concrets et durables, tous secteurs confondus :

  • La réduction des déchets sur les sites de production ou de stockage.
  • Le recours à des circuits courts pour les fournisseurs.
  • Le don des stocks invendus plutôt que leur destruction.
  • La mobilité durable pour les équipes.
  • L'insertion professionnelle.

Le don de stocks apparaît ici comme un exemple parmi d'autres. Ce qu'on observe chez Done, c'est que les entreprises qui commencent simplement vont plus loin. Elles adoptent ensuite une vraie logique d'innovation et de transformation.

Mesurer et communiquer sur ses engagements

Sans mesure, une démarche à impact vire vite au greenwashing. L'Impact Score du Mouvement Impact France permet de découvrir et d'évaluer sa contribution selon un référentiel structuré. Le B Impact Assessment de B Lab, le bilan carbone, ou le reporting CSRD sont d'autres outils, à choisir selon la taille de votre société. Chez Done, on fournit à chaque client un rapport après chaque mission : bénéficiaires touchés, associations impliquées, équivalent CO2 évité.

Côté communication, ne pas en faire, c'est manquer une opportunité. En faire trop, c'est le risque du greenwashing, désormais sanctionné en France par la loi Climat et Résilience. Beaucoup d'entreprises préfèrent rester silencieuses par peur du greenwashing, alors qu'elles participent pleinement au développement du territoire local. Pour créer du contenu sur votre impact écologique et social, voici quelques conseils : évoquer des faits mesurables, des sources vérifiables, ne pas faire de sur-promesses. 

Obtenir une certification (ex : label B-Corp)

La certification est l'aboutissement d'une démarche, pas son point de départ. Le label B-Corp, exigeant et reconnu internationalement, nécessite un processus long (en moyenne 1 à 2 ans) : candidature, évaluation via le B Impact Assessment, score minimum de 80 sur 200, actions juridiques. Le label Lucie 26000 s'appuie sur la norme ISO 26000, et le statut d'entreprise à mission relève directement de la loi. Toutes les entreprises engagées ne sont pas certifiées B-Corp : la certification est un signal fort, pas une garantie absolue.

Les avantages d'une entreprise à impact positif

Au-delà de sa raison d'être, devenir une entreprise à impact présente des avantages concrets pour les acteurs économiques.

Performance financière et rentabilité durable

L'idée que l'engagement social/environnemental et la performance financière seraient incompatibles a la vie dure. Sur le long terme, les entreprises engagées dans l'intérêt commun affichent pourtant des performances comparables, voire supérieures, à leurs concurrentes classiques.

De plus, elles réduisent leurs risques : moins exposées aux retournements réglementaires, mieux positionnées sur les appels d'offres publics intégrant des critères ESG, plus attractifs pour les investisseurs responsables. Chez nos clients grands groupes, la pression vient souvent des donneurs d'ordre, pour qui une démarche mesurable devient un critère de sélection dans leurs choix de fournisseurs.

Répondre à une demande sociétale croissante

Consommateurs, salariés et partenaires attendent des entreprises qu'elles jouent un rôle positif, en B2C comme en B2B, avec des effets sur l'attractivité des talents et un impact sur la réputation employeur.

Anticiper les réglementations et contribuer à un impact mesurable

La réglementation évolue dans ce sens partout en Europe : CSRD, loi AGEC, taxonomie européenne, devoir de vigilance. Les entreprises qui anticipent ne subissent pas la transition, elles l'accélèrent. La directive Omnibus de mars 2026 a relevé les seuils d'assujettissement de la directive CSRD, mais la tendance reste orientée vers plus d'exigences.

En anticipant les lois, votre entreprise peut se positionner comme une des futures licornes à impact et préparer l'économie de demain. Des questions sur les réglementations liées aux invendus ? Notre article sur la loi anti-gaspillage détaille les obligations en vigueur.

Ressources et investissement pour les entreprises à impact

Les acteurs français qui financent les entreprises à impact

Se lancer dans une démarche à impact ne se fait pas seul. Plusieurs acteurs structurent l'écosystème français de l'entrepreneuriat social : Mouvement Impact France, B Lab France pour B-Corp, ADEME pour la transition écologique, BPI France pour les prêts verts, chambres de commerce et incubateurs spécialisés. Le bon accompagnement dépend de la taille et de la maturité de votre société. Done s'inscrit dans cet écosystème comme opérateur terrain, qui permet de passer à l'acte sur un volet concret de votre démarche.

Financements alternatifs pour les entreprises à impact

Plusieurs financements sont accessibles en faveur de l'impact : prêts participatifs (crowdlending, BPI France), contrats à impact social remboursés par l'État selon les résultats, fonds labellisés ISR et Finansol pour les organisations de l'ESS, obligations vertes pour les plus grands groupes. Ces financements sont plus accessibles aux organisations ayant déjà formalisé leur démarche, d'où l'intérêt de commencer par des actions mesurables.

Don de stocks invendus : une première action concrète pour générer de l'impact

Avant de chercher des certifications longues ou des financements complexes, il existe des gestes concrets, accessibles dès maintenant. Le don de stocks invendus en est un, que Done rend possible pour des centaines d'entreprises chaque année. Avec un process simple et un avantage fiscal immédiat, donner vos surstocks vous permet d'accélérer le développement de votre entreprise.

Pourquoi le don de stocks est une action à impact immédiat

Le principe est simple : des produits qui auraient été détruits sont redistribués à des associations. L'impact social est direct, tout comme le bénéfice environnemental lié à la réduction du gaspillage en entreprise. La loi AGEC interdit désormais la destruction des invendus non alimentaires en France. Selon l'étude ADEME sur les gisements d'invendus non alimentaires, les volumes en jeu sont considérables.

Chez Done, on a réalisé plus de 12 000 missions, permis le don de plus de 25 millions de produits, et travaillé avec plus de 2 900 associations partenaires. Cette expérience du terrain nous permet aujourd'hui de conseiller les entreprises sur la meilleure façon de gérer leurs stocks dormants.

Un avantage fiscal qui rend l'engagement accessible à toutes les entreprises

Le mécanisme repose sur la loi Coluche, article 238 bis du Code général des impôts : une réduction d'impôt sur les sociétés de 60 % sur la valeur d'achat des biens donnés. Le don coûte donc moins cher que la destruction. Ce qu'on entend souvent en début de mission : "financièrement, on ne peut pas se permettre d'avoir un impact". Ce qu'on entend à la fin : "on aurait dû le faire avant". Retrouvez le détail de ce mécanisme fiscal sur notre page dédiée au mécénat d'entreprise.

Done est une plateforme française spécialisée dans le don de stocks non alimentaires aux associations. Nous gérons le processus entier en seulement 10 jours : logistique, matching avec l'association, documents fiscaux. Cette conviction, que chacun peut jouer un rôle concret sans que ce soit complexe ou coûteux, est ce qui a motivé la création de Done. Vous êtes une association ? Découvrez comment recevoir des dons.

En résumé

Une entreprise à impact n'est pas un label qu'on appose sur une plaquette commerciale. C'est une démarche de fond, construite sur une finalité claire, une viabilité économique réelle, un usage responsable du profit et une gouvernance collaborative. La certification couronne cette démarche, elle ne la remplace jamais.

La première étape est souvent plus simple qu'on ne le croit. Commencer par un geste concret, et construire ensemble, en France, l'économie de demain.

Vous voulez estimer ce que vos stocks dormants pourraient vous rapporter fiscalement ? Notre simulateur de gain fiscal vous donne une réponse en 2 minutes.

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Découvrez d'autres ressources pour approfondir vos connaissances sur le mécénat d'entreprise et la valorisation de vos surstocks.

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